"CiNÉMA D'AFRiQUE"
 
On entend souvent dire que l'esclavage en Guyane aurait était plus doux (sic!!!) et que le marronnage n'aurait pas existé (re-sic!!!). Men déztrwa dat asou maronnaj katib Lagwiyann.
Lonnò ké rèspé pou :
Adome, Aluku, André, Antoine, Augustin, Baron, Bazique, Berthier, Boni, Cayenne, Cépérou, Charlemagne, Copena, Cupidon, Gabriel, Georges, Jean-Pierre, Jérôme, Joli-Coeur, Kodjo, Kofi, Kwakoe, Leveillé-Terrasson,  Madeleine, Pagaret, Paulin, Pompée, Simon, Simon Frossard...


...ké tout larèstan nou pa konnèt men ki ofon nou tchò !

  Quelques dates concernant le marronnage  Guyanais
chronologie non exhaustive réalisée par Gustave HO-FONG-CHOY

sources :
  lapo delanon
  lapo liv epayi
-Roland DELANON : "Les torches du Gaoulé-Nègres marrons de Guyane", 1982.
-Eugène EPAILLY : "Esclavage et résistances en Guyane française-Une page de l'histoire de l'esclavage en Guyane : ses révoltes atlantiques, ses luttes continentales et maritimes" ; 2005.


lapo 2 syek
lapo liv cardoso
-Anne Marie BRULEAUX, Régine CALMONT, Serge MAM LAM FOUCK (coord.) : "Deux siècles d'esclavage en Guyane française, 1652-1848", L'Harmattan, 1986 réed. 2005.
-Ciro Flamarion CARDOSO : "La Guyane française (1715-1817)-Aspects économiques et sociaux. Contribution à l'étude des sociétés esclavagistes d'Amérique, Ibis rouge.


1700
Un groupe de marrons se constitue aux alentours de Cayenne.
Delanon, 1982 : 13

Cinquante esclaves de la plantation de Gennes, région de Roura, s'enfuient, en pillant, tuant et brûlant tout sur leur passage, Seuls vingt d'entre eux seront rattrapés et exécutés.
Mam-Lam-Fouck, 1986 : 193
1707
Une bande de marrons est signalée dans la région de la haute Comté et y a vécu jusqu'en 1731.
Epailly, 2005 : 194
-Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194

Un marron captif indique que leur chef s'appelle Gabriel, qu'il est indien et exerce une autorité incontestée sur tous et se fait appeler Monsieur le Gouverneur. Leur camp est à l'est de Cayenne, en amont d'une crique de la rivière Oyac, région de Roura, .
Delanon, 1982 : 13
1714
la présence d'une bande marrons est signalée depuis six ans dans la région de la rivière Oyac, Le chef dénommé Gabriel était un amérindien, la bande comprenait des indiens, des noirs : hommes, femmes et enfants.
Cardoso, 1999 :  406
1730
Reprise des raids des marrons sous l'autorité de leur chef Gabriel.
Delanon, 1982 : 13
1742
Augustin déserte la plantation sur laquelle il est esclave, il sera le premier chef de la bande de marrons installée sur la Montagne Plomb.
Delanon, 1982 : 15

Soixante-douze esclaves s'installent librement sur la Montagne Plomb.
Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194
1748
Ce groupe se scinde en deux, le premier sous l'autorité d'Augustin et l'autre dirigé par André.
Delanon, 1982 : 16
1749
Copena, esclave de Monsieur Lamathérée, s'évade, il est repris en 1749. Il s'échappe à nouveau en 1752, il est condamné à avoir les bras, jambes, cuisses et reins rompus sur un échafaud qui sera dressé sur la place du port, puis mis sur une roue, face au soleil : son cadavre sera ensuite exposé.
Delanon, 1982 : 26-27
1752
André, marron, a reconstitué une communauté fort nombreuse qui effectue des raids contre les plantations.
Delanon, 1982 : 25

La troupe est levée contre la bande de Jean dit Copena.
Marchand-Thébault, 1986 : 38
1763
Des esclaves, une centaine environ, de la Montagne des Pères (Saint Xavier), région de Kourou, après avoir fui leur plantation, gagnent les côtes du Venezuela.
Epailly, 2005 : 27
1789
Pas moins de cent Nègres marrons sont recensés dans les quartiers de Macouria et en amont des rivières Tonnégrande et des Cascades.
Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194
1790
Révolte sur  l'Aprouague menée par Bazique, empreint  des idéaux de la Révolution française.
Epailly, 2005 : 13

Des esclaves se révoltèrent et tuèrent quelques colons.
Cardoso, 1999 :  408
1794
De nombreux esclaves s'emparent d'armes, détruisent des plantations, tuent des colons et leurs familles.
Epailly, 2005 : 13
1802
Deux à trois mille esclaves s'enfoncèrent dans les terres  en deux bandes sous la direction de Simon (haute Comté) et de Jérôme et Adome en amont de Tonnégrande. Ils ont pu reconstituer outre des structures tribales mais aussi culte africain, ils vivaient de l'agriculture, de la chasse et de la pêche.
Cardoso, 1999 :  408

Quatre bandes comprenant plus de deux cents personnes entre 1802 et 1803 forment plusieurs campements :
            -Trou Joli sous le commandement du nègre Simon Frossard
            -Couleuvre sous celui de Charlemagne, Berthier et Leveillé-Terrasson
            -Sainte-Elisabeth sous celui de Georges
            -Paulin, sous le commandement du nègre Paulin
Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194



Pompée, quant à lui marronne et s'installe définitivement, quelques années plus tard sur la rive gauche de la Comté au-dessus de saut Brodel avec sept personnes et cela pendant plus de vingt ans.
Epailly, 2005 : 52
- Mam-Lam-Fouck, 1986 : 195
1803
Le général Freytag fait allusion à un établissement considérable de nègres marrons installé en Forêt.
Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194
1807
Une trentaine d'hommes armés envahit une plantation dans la région du quartier de  Tonnégrande. Deux officiers militaires de Victor Hugues y furent tués.
Epailly, 2005 : 20
1814
Le commandant de Macouria informe le Procureur du Roi, du nombre important de nègres libres mais inconnus.
Epailly, 2005 : 21-23
1819
Les "noirs" de l'atelier de la plantation "Guatémala" à Macouria refusent de travailler de façon collective.
Epailly, 2005 :37

Cupidon, chef de bande quoique signalé comme mort fait parler de lui à nouveau dans le quartier de Tonnégrande, aux Cascades.
Epailly, 2005 : 21
1822
Un couple d'esclaves est aperçu, voguant dans un canot aux larges des Îles du Salut.
Epailly, 2005 : 27

Le gouverneur Laussat a recensé toutes les bandes de marrons sans estimation chiffrée.
Mam-Lam-Fouck, 1986 : 194
1823
Arrivé d'un canot sur les côtes d'Organabo avec à son bord quinze marrons ayant fuit la colonie hollandaise.
Epailly, 2005 : 29

Tous les esclaves du petit atelier de "Mondésir" à Kaw s'enfuient.
Epailly, 2005 : 58
1824
Deux nègres empoisonneurs son condamnés.
Epailly, 2005 : 36
1826
Des empoisonnements faits contre leurs maîtres par des esclaves sont signalés.
Epailly, 2005 : 37

Pas moins de 25 esclaves s'évadent de l'atelier de la plantation "Joséphine", en volant un grand canot.
Epailly, 2005 : 27
1828
Deux plantations sont incendiées : la première, la plantation "Malgré Tout"  et la seconde "Guatémala" à Macouria.
Epailly, 2005 : 24

Deux esclaves de nation Calbary, tuent leur maître, mettent le feu à la plantation.
Epailly, 2005 : 66
1830
Treize esclaves dont des enfants quittent une plantation à Counamama, région comprise entre Sinnamary et Iracoubo, sur une embarcation munie d'une voile et de pagaies.
Epailly, 2005 : 28

Au port de Cayenne, le canot est dérobé par un marin et deux complices.
Epailly, 2005 : 28

Une quinzaine de noirs de deux sexes prennent la fuite en direction du saut Hermina, sur le Maroni.
Epailly, 2005 : 28-29


Lors de la construction du canal Torcy, région de Kaw,  pas moins de cent esclaves prennent la fuite.
Epailly, 2005 : 51

Des empoisonnements faits contre leurs maîtres par des esclaves sont signalés.
Epailly, 2005 : 37
1831
Magdeleine, chirurgienne et ménagère, ainsi que ses deux enfants,esclaves sur la plantation "La Caroline", au quartier de Roura sont traduits devant les tribunaux pour empoisonnement, Ils sont déportés.
Epailly, 2005 : 37
-Mam-Lam-Fouck, 1986 : 188-189

Dix esclaves masculins prennent la fuite.
Epailly, 2005 : 51
1833
Trois hommes esclaves marrons, après avoir tué le patron d'une goélette, s'en emparent et prennent la direction de la haute mer.
Epailly, 2005 : 28

Le Conseil Privé traite du cas de l'esclave Jean-Pierre, sur la plantation "Quartier Général" du canal Torcy, soupçonné d'avoir tué un jeune blanc mais surtout d'organiser des rencontres dans sa case avec les autres nègres.
Epailly, 2005 : 41

Des esclaves quittent la plantation "La Jamaïque", région de l'Aprouague, pour créer des villages dans la région.
Epailly, 2005 : 31
1834
Quatre esclaves, tous mineurs, sont jugés par la Cour Royale de Cayenne pour marronnage.
Epailly, 2005 : 34

Soixante et un nègres et négresses de la plantation "Le Petit Cayenne" quittent leurs ateliers pour se rendre à Cayenne afin de se plaindre auprès du Procureur.
Mam-Lam-Fouck, 1986 : 192
1839
Antoine, chef de bande fait parler de lui à nouveau, en tuant un commandeur.
Epailly, 2005 : 24
1842
La goélette des Ponts et Chaussées de Cayenne est dérobée par des esclaves.
Epailly, 2005 : 29
1843
Seize esclaves se rendent à Cayenne pour se plaindre de leur maître, auprès des autorités.
Epailly, 2005 : 37
1844
Dix sept esclaves de la plantation "La Constance" du quartier Aprouague s'en vont.
Epailly, 2005 : 39
1849
Cinq noirs évadés de Macapa cherchent refuge à Cayenne.
Epailly, 2005 : 29









On entend souvent dire que l'esclavage en Guyane aurait était plus doux (sic!!!) et que le marronnage n'aurait pas existé (re-sic!!!).
Vous trouverez ici des déclarations de marronnage et autres documents à télécharger, imprimer, photocopier, tracter, placarder...


wanted 1835
-->1835.PDF
déclaration de marronnage de 1835

-->1822.PDF déclaration de marronnage de 1822 


Les films - Chronologie du marronnage guyanais - Les textes  - Les livres - Les sites -

Les marrons de la Montagne Plomb : une histoire exempaire de femmes et de territoire (1742-1767)
roun artik di Lydie HO-FONG-CHOY CHOUCOUTOU


èstati katib
(monuments commémorant la mémoire, la résistance des esclaves)

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